THOMAS PODVIN’S FREELANCE WORK
Freelance writer - translator - Editor

Tuesday 3 April 2007

A Battle of Wits/Jeux d'esprit

A l’époque des Royaumes Combattants (Chine, 3ème siècle avant JC), le petit état de Liang, peuplé de paysans, est confronté à une invasion imminente. Leur chance de survie étant quasi nulle, ils engagent Ge Li (Andy Lau), un membre du clan Mozi (ou Mo-Tseu) réputé pour ses stratégies militaires défensives. Débarquant mal fagoté mal peigné, l’envoyé ne parvient déjà pas à sauver les apparences et les Liang doute de ses capacités à les mener à la victoire. Ils remportent cependant la première bataille. Mais le reste de la guerre s’annonce éprouvant.

Adaptation d’un manga extrêmement populaire en Asie, (”Mak Gong” ou ”Bokko” de Hideki Mori, Kenichi Sakemi et Sentaro Kobuta paru chez Tonkam en France sous le nom ”Stratège”), A Battle Of Wits est une grosses machine de guerre à tout les niveaux. Le film, sorti en novembre 2006 en Asie et dont le titre peut se traduire par ”jeux d’esprit”, est un modèle de coopération pour l’industrie du film pan asiatique. Mais trouvera-t-il preneur en occident ?

Un gros poisson

Réalisé par Jacob Cheung (Cageman, 1992), le film a demandé cinq ans de préparation. Avec un budget impressionnant pour un film chinois (12,8 millions d’euros), A Battle of Wits est un pur défi logistique et créatif. Certaines scènes tournées en Mongolie Intérieure ont nécessité 1000 figurants, 400 techniciens, quatre caméras simultanées et des douzaines de chevaux. C’est aussi une première pour Jacob Cheung, plus habitué aux films contemporains et aux budgets largement plus modestes. Avant de passer à la réalisation Cheung partageait déjà à 18 ans les bancs des cours d’art dramatique de la TVB avec Andy Lau et Tony Leung Chiu-wai (excusez du peu). N’ayant jamais percé en tant qu’acteur et il réalise son premier film en 1984 (Lai Shi, China’s Last Eunuch), avant de réaliser, produire et écrire dans les grands studios de Hong Kong (Cinema City, Golden Harvest, UFO, etc.). Il s’est principalement illustré dans les comédies, les mélodrames et les films sociaux. Ici, Cheung aborde donc ce projet monstrueux en refusant tout compromis comme pour un de ses films intimistes. Il saisit l’occasion de porter à l’écran sa vision sur l’état du monde actuel. Avouez qu’un wu xia pian (film de chevalerie chinoise, un genre généralement issue de la littérature et caractérisé par un univers fantaisiste et clos) qui s’ouvre à la société contemporaine est plutôt rare.

Bon espoir

Avec un casting énorme, une équipe technique et des producteurs de Chine populaire (Huayi Brothers), Hong Kong (Sundream Motion Pictures), Corée (Boram Entertaiment) et du Japon (Comstock), ce wu xia pian réuni a lui seul une bonne partie de l’Asie. Le film n’était pas encore sorti que les professionnels impliqués se félicitaient déjà du travail accompli. Un des producteurs, Tsui Siu Ming le grand patron de la Sundream Motion Pictures, s’explique : « avec un bon scénario, une production bien planifiée, des décors superbes, des producteurs et techniciens expérimentés et des investisseurs compétents, nous avons confiance en ce film et son énorme potentiel ». Tsui et les investisseurs espèrent aussi que ce format de coproductions pourra garantir un recouvrement des coûts et permettre au marché de s’ouvrir d’avantage. Un autre investisseur, le japonais Satoru Iseki, ancien producteur de Ran et L'Empereur et l'assassin maintenant à la tête de Tara Contents Inc, partage cet enthousiasme : « j’espère vraiment qu’A Battle of Wits puisse asseoir la supériorité des films asiatiques en Asie ». Tsui Siu Ming se réjouit aussi car « sans A Battle of Wits, Warner Brothers n’aurait pas investit dans un tout nouveau projet, Howling Arrow de Sammo Hung », son petit dernier et aussi une grosse production pan asiatique.

Passage à l’Ouest

Avec les stars Andy Lau, Fang Bingbing, Choi Si-Won et Ahn Sung-Ki le succès du film est quasi assuré à travers l’Asie. Mais, peut-il marcher en Europe et en Amérique du Nord ? Jacob Cheung est, sur ce point, soit très pessimiste soit trop modeste : « ce film se passe dans l’ancienne Chine avec des acteurs chinois, je ne m’attends pas à un gros succès à l’Ouest. » En général les wu xia pians destinés à l’export comme Hero, Tigre et dragon ou Wu ji fonctionnent grâce à un exotisme affiché. Satoru explique que « les films d’arts martiaux qui marchent en Occident ont des couleurs chatoyantes et offrent une perspective exotique aux spectateurs occidentaux», ajoutant que « les films de Zhang Yimou en sont la parfaite représentation ». Heureusement, A Battle of Wits évite soigneusement ces écueils visuels et propose une adaptation réaliste et viscérale d’une histoire chinoise appréciée à travers toute l’Asie. Le tout est saupoudré d’une vision pessimiste sur l’héroïsme et la guerre.
Croisons les doigts pour que ce mélange convienne à tous les publics.

Interview Jacob Cheung -- La guerre des méninges

Dernier gros wu xia pian en date, A Battle of Wits, est une aventure qui rassemble une bonne partie de l’Asie. Non seulement le film est un blockbuster bourré de stars orientales, mais il pose aussi des questions très contemporaines. Jacob Cheung, le réalisateur hongkongais, s’explique.


Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez acheté les droits pour l’adaptation cinématographique du manga « Bokko » ?

En 1990, Eric Tsang [Infernal Affairs] m’a recommandé ce manga que j’ai tout de suite dévoré, car il est très émouvant et intéressant. C’est l’histoire de deux grandes nations, appelées Zhao et Yan, qui s’affrontent. Zhao envoie 100 000 soldats à l’assaut de Yan. Chemin faisant, ils croisent un tout petit pays de quatre milles paysans, Liang, qui peut être très vite vaincu. L’objectif premier de Zhao n’est pas d’envahir Liang, mais c’est un petit territoire si facile à conquérir. Le peuple de Liang se retrouve donc dans une situation inextricable et appelle à l’aide un mohiste [un adepte de la philosophie du sage chinois Mo-Tseu qui vécu au 4ème siècle avant JC] du nom de Ge Li (Andy Lau). C’est ainsi que commence l’histoire. A l’époque j’ai pensé que je pouvais injecter beaucoup d’idées contemporaines à l’adaptation. Comme des idées pacifistes, poser la question de l’héroïsme en temps de conflits armés et aussi comment empêcher la destruction liée à la guerre.

Avec cette réflexion sur la guerre et l’héroïsme, souhaitez-vous véhiculer un message politique ?
C’est l’idée principale du film. Le sujet fait directement référence à la situation actuelle dans le monde, entre les Etats-Unis et l’Iraq par exemple. C'est-à-dire une grande puissance utilise une excuse bidon pour attaquer un faible et petit pays. Dans le film, le peuple du petit état Liang se tourne vers le mohiste, qui n’aura recours qu’à la violence et la guerre. Mais est-il vraiment d’une grande aide ? C’est comme dans notre société moderne, si on résout les problèmes par la force, cela n’entraînera que plus de morts et de destructions. La véritable façon de résoudre un conflit est avec intelligence et des moyens non-violents. Nous devrions tenter l’impossible pour éviter toute guerre. De ce point de vue, je pense que les héros en temps de guerre n’existent pas.

La production réunit beaucoup de pays d’Asie. Parlez nous des difficultés que cela a entraîné.
En fait, il s’agissait plus de véritables défis. J’ai dû faire face aux investisseurs, techniciens et acteurs de quatre pays différents [Chine, Corée, Japon, Hong Kong]. Ce fut un travail fastidieux. Le problème principal fut bien évidemment la communication. Par exemple, notre cameraman japonais, Zensho Sakamoto, travaille suivant un système totalement différent de celui de Hong Kong. Pour lui faire comprendre mes désirs le plus précisément possible, j’ai dû faire des recherches. Pas seulement sur la façon d’opérer des caméramans japonais, mais aussi sur la personnalité de Zensho Sakamoto. Pour un cameraman hongkongais, il suffit de lui donner la position et l’angle de la camera et il fait le reste tout seul sans poser de questions. Pour un cameraman japonais, vous devez tout expliciter, ce qui demande énormément de temps pour chaque plan. Ce fut le même problème avec les acteurs. Même avec les acteurs de Chine continentale c’était un vrai challenge car leur système est totalement différent de celui de Hong Kong.

On raconte qu’après avoir lu le script Andy Lau a accepté le rôle immédiatement.
Andy Lau est dans le milieu du cinéma depuis environ 27 ans et lui et moi avons été camarades de classe sur les bancs de l’école d’acteurs de la TVB [télévision locale]. Il connaît ma façon de travailler. Il a demandé à lire le script avant notre réunion de production et sa première question fut : « Comment je serai coiffé ? » (Rire). Il fait très attention à son look. Je lui ai juste dit que je ne lui ferais pas porter de perruque ou de couvre chef. On ferait juste une coupe raz. Heureux, il a tout de suite dit oui au rôle !

Fang Bing Bing est une actrice très populaire en Chine et elle est en passe de devenir une nouvelle Ziyi Zhang. Comment s’est-elle impliquée ?
En fait, à l’origine il n’y avait pas de rôle féminin fort, car l’histoire était conçue d’abord avec des personnages masculins. Hors, pendant la dynastie dite de Zhan [à l’époque des Royaumes Combattants], les femmes et les hommes étaient égaux. Sur les champs de bataille, ils se battaient côte à côte. Dans le film, Fang Bing Bing joue un rôle fort, celui d’une cavalière. Il y a une scène très dure que nous avons tourné courant novembre 2005 dans la province de Hubei [Centre Est de la Chine] où il faisait très très froid. Fang était prisonnière d’une geôle qui se remplissait d’eau glacée. On ne pouvait ajouter d’eau chaude par crainte d’endommager la caméra avec la vapeur d’eau. Elle a dû rester dans l’eau avec une combinaison étanche. Fang est une belle femme et les medias chinois ont toujours plus porté leur attention sur sa vie privée qu’autre chose. Mais sur le tournage, je peux vous dire qu’elle était très dévouée et qu’elle a toujours fait de son mieux pour atteindre mes objectifs.

A Hong Kong on vous connaît pour votre intransigeance : vous évitez les compromis commerciaux. Qu’en est-il de A Battle of Wits ?
Je ne suis pas vraiment du type à transiger ou alors je n’aurai pas mis dix ans à finir ce film. Faire des compromis n’est pas une bonne solution. Avant de commencer le tournage, j’avais d’abord communiqué mes intentions aux divers investisseurs et donc les compromis ont été fait à ce moment. Par la suite, j’ai fait le film à ma façon. Il n’y a eu que deux compromis. Premièrement, j’ai accepté de livrer un final cut de 2 h. à 2 h. 10. En fait, il y avait tellement de choses à dire dans ce film que la durée initiale était de 3 heures. Deuxièmement, les investisseurs ne voulaient pas trop d’effets spéciaux numériques donc on a essayé de réduire au mieux leur utilisation.

Justement, ces dernières années, les films d’arts martiaux ont adopté les méthodes de production d’Hollywood avec énormément d’effets spéciaux numériques. Quel est votre point de vue sur ce phénomène ?
Dans A Battle of Wits, lorsque mille soldats sont tués par flèche, il faut nécessairement utiliser des effets numériques. Les flèches arrivent de toutes les directions. Sans effets spéciaux, c’est une scène impossible à réaliser. De nos jours, il s’agit d’un élément essentiel qu’un réalisateur doit utiliser, mais il ne doit pas laisser les effets numériques prendre le pas sur l’aspect général du film.
Il y a une utilisation trop évidente d’effets numériques dans Wu ji, la légende des cavaliers du vent ou même le Seigneur des Anneaux, alors que le spectateur ne les perçoit pas malgré leur abondance dans Il faut sauver le soldat Ryan. C’est ce que je veux que les spectateurs ressentent : un goût de réalité. Dans mon film, il y a 400 plans avec des effets numériques. J’ai inséré les effets à plusieurs niveaux. J’ai combiné plusieurs couches ensemble et ne suis pas parti de zéro en créant un univers numérique. C’était un processus très complexe. Par ailleurs, je ne voulais pas montrer des scènes dures comme dans Il faut sauver le soldat Ryan. Au Moyen Age il était très courant qu’un soldat se fasse coupé en deux. Je ne voulais pas montrer ce genre de spectacle aux enfants ou provoquer le dégoût. Je voulais faire comme pour les romans de wu xia avec lesquels les lecteurs se sentent réellement impliqués car ils mélangent leurs expériences personnelles avec le processus de lecture et établissent un lien avec le livre. Pour A Battle of Wits, je veux laisser libre court à l’imagination des spectateurs.

Propos recueillis par Thomas PODVIN.
Remerciements à Cherry XUE et Margaret YAU.


Cette article apparait en anglais dans that's Shanghai et that's PRD

(c) MAD ASIA
Rédacteur en chef: Julien Sévéon
Novembre-decembre 2006

Friday 6 January 2006

Oserai-je t'aimer?/Pascale Borel/France -- en français

L’easy listening à la française peut être considéré comme une cure contre l’insomnie, mais Borel transcende le genre de son humour bien Gaulois.
Cet album, sorti chez le label taiwanais High Note Records et mélangeant habilement guitare acoustique, violon et flûte, générera sûrement des fans en Chine. Et pourquoi pas ? Tous ce qui est français semble de plus en plus à la mode ici ces jours-ci. Le ringard aussi. Et c’est vrai que "Oserai-je t'aimer?" surpasse largement la ringardise du très populaire en Chine populaire "Je m'appelle Hélène" d’Hélène Rollès.
Mais pour ceux d’entre vous ne maîtrisant pas la langue de Molière, le romantisme verbal de Borel perd de sa substance. Et c’est bien dommage, car une écoute de près révèle plus que des traits d’esprit ; parfois même les paroles ressemblent à celles de notre génial et regretté Serge Gainsbourg. La voix aussi du collaborateur de Borel, le compositeur Jérémie Lefebvre en backing vocals sur plusieurs titres, rappelle remarquablement Gainsbar. Et Borel de faire preuve sur certaines chansons du même caustique sens de l'humour.
Enfin, l’album contient un titre en anglais, un cover sensuel du « Get Into The Groove » de Madonna chantée avec un bel accent français. Mon dieu !
High Note Records

Version anglaise de l’article publiée dans that’s Shanghai et that’s Guangzhou, Décembre 2005.
La version française n’a pas été publiée.

Tuesday 20 December 2005

Le choix des armes: les sept épées de Tsui Hark

Il y a quelque chose de magique qui émane de Seven Swords (Qi Jian), et ce ne sont pas seulement les huit millions de yuans (soit environ six millions d’euros) que le film a engrangé lors des deux premières semaines d’exploitation en Chine populaire – malgré une terrible tempête sur la côte Est de la Chine qui aurait du inciter les gens à rester chez eux. Seven Swords prend sa source dans la tradition du wuxia (« chevalerie chinoise »), « la littérature wuxia est à la fois un art et une culture » comme l’explique le realisateur hongkongais Tsui Hark. « Ce sont des histoires imaginaires développées à partir de nos vies quotidiennes ; elles expriment l'esprit de justice, l'héroïsme et l'humanité ». Les romans de wuxia sont le fruit d'un héritage culturel profond et sont pour la plupart des histoires, se déroulant dans la Chine Ancienne, où les chevaliers évoluent dans le monde des arts martiaux, ou « Jiang Hu ». Le wuxia pian est le genre filmique dérivé de cette littérature fabuleuse (les films de kungfu appartiennent à cette catégorie). Dans ces histoires regorgeant d'action, les personnages pratiquent le kungfu et possèdent toutes sortes de pouvoirs magiques – comme se déplacer en volant sur la cime des arbres et réaliser des acrobaties qui feraient pâlir d'envie des Van Damme, Schwarzenegger et autres Stallones. Tigre et Dragon (Ang Lee, 2000) nous en avait déjà donné un aperçu. Une infinité de personnages, des intrigues croisées et complexes s'offrent au spectateur lorsque tout ce petit monde repose les pieds sur terre. La dernière production de celui que l'on appelle « le Spielberg hongkongais », Tsui Hark, tente de séduire le public chinois en lui offrant l'essence ultime du wuxia sur grand écran.

Né au Vietnam, Tsui Hark est dans le métier depuis plus de 25 ans. Il nous a livré quelques uns des meilleurs films de wuxia jamais réalisés en Chine continentale ou à Hong Kong. Formé aux méthodes hollywoodiennes de réalisation, il est toujours à la recherche de nouvelles idées qu'il expérimente afin d'explorer l'héritage culturel chinois et de l'exposer aux nouvelles générations de spectateurs.
Tsui Hark a débuté sa carrière à la fin des années 70 en réalisant la célèbre série télévisée de wuxia The Gold Dagger Romance, son premier tournage officiel, bien qu'il réalisait déjà à l'âge de 13 ans des films expérimentaux en 8 mm. En 1981, il rencontre la reconnaissance internationale avec Zu, Les Guerriers de la montagne magique, un récit d'arts martiaux défiant les lois de l'apesanteur. Malgré la première utilisation des techniques hollywoodiennes d'effets spéciaux (blue screen) dans un film hongkongais, Zu est un flop au box office local. Le film devient culte à travers le monde par l’intermédiaire de la VHS.
Depuis, avec plus de 60 films produits, dont 40 réalisés, Tsui a essayé de trouver le juste milieu entre expérimentation, ambition et succès commercial au sein de sa propre compagnie, la Film Workshop. Il a co-fondé la Film Workshop en 1984 avec sa femme Nansun Shi, une des productrices les plus respectées de Hong Kong. Dans ce laboratoire d'expérimentation cinématographique, ils se sont attachés à faire revivre toutes sortes de genres. « Nous pensons que l'héritage chinois a beaucoup à offrir » affirme Nansun. « Nous essayons de trouver les histoires qui pourraient avoir du succès à la fois sur le marché international et sur le marché local. »

Tsui a rendu hommage au folklore et à l'art chinois, non seulement en faisant revivre le film en costumes et le wuxia dans les années 1980 et 1990, mais aussi en franchissant de nouvelles limites. Les trilogies, A Chinese Ghost Story et Swordsman, le film The Lovers font partie de ses oeuvres les plus exceptionnelles et populaires. Ce qui montre qu'aussi iconoclaste, original et expérimental qu'il soit, ce réalisateur de 55 ans n'en a pas moins réussi à produire une série de succès commerciaux. Donc il ne s’agit nullement d’exagérer en affirmant que Tsui Hark a nourri l'industrie hongkongaise du film de 1986 à 1996 avec des idées novatrices, de nouvelles formules et genres filmiques. Les producteurs de Hong Kong ne s'y sont pas trompés, ils ont copié ses films et son style maintes fois. Ils ont inondé le marché avec près de 200 films par an en faisant de l'argent facile. D'un point de vue optimiste, ils ont aussi permis à de nouveaux réalisateurs et acteurs d'émerger et de transformer les modèles en genres populaires. Tous ces films étaient destinés au marché hongkongais ; Taiwan et la Corée faisant office de marchés secondaires. Or, aujourd'hui, il est devenu irréaliste, voire suicidaire, de faire recette en ne visant que le marché local.

Tsui Hark va découvrir cette dure réalité à ses dépends. Au milieu des années 1990, l'industrie du cinéma asiatique va mal, elle doit faire face à la crise financière qui sévit en Asie, à la montée en puissance du piratage, à la compétition des films hollywoodiens et de Chine continentale, et à l'exode de ses cerveaux vers l'occident. L'industrie cinématographique va alors décliner pendant presque dix ans. Il en est de même pour la production de la Film Workshop qui, de cinq films produits par an entre 1986 et 1994, passera à un film par an à partir de 1998.

Après un court séjour aux USA vers 1997 (séjour pendant lequel il va constater que la politique de studios hollywoodiens est trop restrictive à son goût), et plusieurs tentatives à Hong-Kong avec des fonds étrangers, Tsui Hark finit par produire en Chine quelques films discrets qui ne rencontrent pas de succès. Mais ils semblent être une tentative d'évaluation du marché local et des méthodes de production chinoises. A l'évidence cette expérience a certainement balisé le terrain pour son futur projet. « On ne devrait pas se limiter seulement à un certain lieu quand on fait des films, ce serait mieux d'aller dans divers endroits pour travailler, » a expliqué Tsui Hark pendant la conférence de presse de Seven Swords qui s’est tenue à Shanghai en juillet 2005. « Travailler de cette manière est mon rêve, et comme la majorité des spectateurs se trouve en Chine je dois essayer de donner le meilleur de moi-même».

Et c'est ce qu'il a fait. Le wuxia pian Seven Swords, est l’opportunité parfaite pour revenir sous les projecteurs, et renforcer sa renommée et sa bankabilité sur le marché chinois. Avec une intrigue simple - sept guerriers se réunissent afin de protéger un village contre un général démoniaque - mais beaucoup d'attention portée aux personnages et à la production, le film a concrétisé les projets très ambitieux de Tsui. Trois équipes, trois chorégraphes et trois directeurs de la photographie ont filmé, nuit et jour, onze personnages principaux afin d'achever cette co-production Chine/HongKong/Corée/Singapour de 15 millions d’euros.

A l'origine, une importante compagnie de télévision chinoise avait approché Tsui Hark en qualité de consultant créatif pour une série télévisée basée sur un classique de la littérature chinoise, le roman de Liang Yu-sheng, « Seven Swordsmen from Mountain Tian ». Connaissant l'ouvrage sur le bout des doigts et conscient de son potentiel cinématographique, Tsui a réussi à étendre sa collaboration à la production d’une série de longs métrages et séries télévisées qui seront tournées avec des équipes hongkongaises et un casting chinois. En effet, Tsui Hark et Nansun Shi, sa femme et partenaire, pensent qu'une coopération bilatérale est le meilleur moyen de réanimer le cinéma hongkongais. Nansun, productrice de Seven Sword, a évolué dans l'industrie du cinéma depuis trois décennies. Elle explique : «Nous sommes ceux qui pouvons sauver le cinéma de HongKong, si nous n'essayons pas, qui le fera ? ». Extrêmement motivé et enthousiasmé par le projet, Tsui abandonna la production d' Initial D , alors qu'il avait déjà commencé le travail de pré-production et repérage au Japon. Le film fut finalement réalisé par Andrew Lau et Alan Mak (Infernal Affairs), qui livrèrent un produit assez fade, calibré pour la pop idole taiwanaise Jay Chou.

"les films de kung fu deviennent de plus en plus abstraits... il était temps de ramener le genre à la réalité"


Seven Swords est aussi la tentative de Tsui de réconcilier le public chinois avec le monde des arts martiaux. Depuis Ang Lee et son Tigre et dragon, qui explosa sur tous les écrans en 2000, un grand nombre de wuxia pian esthétiques ont été réalisés afin de satisfaire aux goûts des spectateurs occidentaux. Le public chinois, un peu plus circumspect, a alors pensé que le vrai esprit du wuxia avait été trahi et affadi pour l’exportation. « Aujourd'hui les films de kung fu deviennent de plus en plus abstraits, si abstraits que j'ai senti qu'il était temps de ramener le genre à la réalité », explique Tsui Hark.

Avec Seven Swords, Tsui a trouvé un moyen d'expérimenter et de faire de l‘argent. Ironie du sort, il le fait à la manière hollywoodienne, à la Matrix avec ses produits dérivés. Seven Swords deviendra une série de long métrages, une série télévisée, des jeux vidéo et des BD. Les figurines Seven Swords ne sont pas loin derrière… Bien qu'une pléthore de personnages et de nombreuses sous-intrigues soient des caractéristiques du monde du wuxia pian, la complexité de l'histoire est ici autant à imputer au récit qu'à des raisons financières. Tsui explique : « les indices laissés dans ce premier film sont nécessaires et directement liés à la suite ». Ceci aide à comprendre pourquoi beaucoup de critiques et de spectateurs sont sortis perplexes de la projection du film. Pour lever la confusion, Tsui, tout comme Georges Lucas avec Star Wars, a écrit la bible de Seven Swords, détaillant le développement des personnages et le monde dans lequel ils évoluent. « La société est composée de nombreux êtres humains, il en est de même pour le Jiang Hu », dit-il. « Je veux juste rendre Seven Swords proche de la vie réelle et provoquer l‘émotion».

Seven Swords n'est pas parfait, mais c'est une réussite pour son créateur; le film lui a permis de retrouver une crédibilité financière. Suite à ce succès, Tsui cumule les nouveaux projets. Dans un futur proche, il produira un film co-financé par la France, The White Phoenix, et une comédie Kung Fu avec Stephen Chow (Crazy Kung Fu) en vedette. Il semblerait que Tsui Hark va continuer à jouer son rôle d'ambassadeur cinématographique de la culture chinoise pour de nombreuses années à venir.
Que la force soit avec lui.

Remerciements à Film Workshop / Mandarin Films / Mme Nansun Shi / M. Gu Ming.

Article publié en anglais dans that’s Shanghai magazine, Octobre 2005.
Version française publiée sur HKCinemagic.com, octobre 2005.
Photos Film Workshop /Mandarin Films /Beijing Ciwen Film /Boram Entertainment.
1728 mots.

Thursday 24 November 2005

Le cinéma Chinois révélé au monde

Cent ans après sa création, le cinéma chinois tire son épingle du jeu

Cette année, le cinéma chinois a fêté son centième anniversaire. L’industrie cinématographique a connu des hauts et des bas au cours de son siècle d’existence. Des bas avec l’invasion japonaise dans les années 1940 qui a considérablement diminué le nombre de productions, ou la « révolution culturelle » dans les année 1960-1970 pendant lesquelles bon nombre de studios étaient en « pause ».

Après cette période tumultueuse pour le septième art, l’Académie Cinématographique de Pékin a ré-ouvert ses portes en 1978 accueillant des étudiants pour la première fois depuis 10 ans. Et quels étudiants ! On compte parmi eux Zhang Yimou et Chen Kaige. Cette promotion est aujourd’hui connue comme la « cinquième génération ».

Ce sont ces réalisateurs qui dans les années 90 ont permis au cinéma chinois de traverser les frontières et de recevoir les récompenses les plus illustres. On pense à ces premiers films montrés à l’Ouest, Adieu, ma concubine de Chen Kaige qui reçu la palme d’or en 1993 à Cannes, ou Épouses et concubines de Zhang Yimou auréolé par la critique internationale.

Cette dernière décennie a en effet était favorable au cinéma chinois et à ses réalisateurs. Sa créativité et réactivité ont attiré bon nombre d’investisseurs d’Asie et d’occident. Ce qui a permis de produire de meilleurs films, plus internationaux et donc de séduire un nombre plus large de spectateurs.

Si les films de Chine continentale sont particulièrement appréciés pour leur peinture judicieuse de la société chinoise, ceux de Hong-Kong attirent le spectateur grâce aux arts martiaux et scènes d’action spectaculaires. Ces films étaient auparavant distribuées dans un nombre de salle restreint, principalement dans les Chinatown, et n’ont jamais réellement atteint une distribution grand public.

La vitalité du cinéma de HongKong a cependant montré des signes d’essoufflement dans les années 1990, et notamment suite à la rétrocession de l’île à la Chine en 1997. Ce qui est surprenant de constater est que cette diminution de la productivité (de 200 films/ans à environ 60 films/an) a eu un impact positif et conséquent sur les relations entre les trois principaux centres cinématographiques, Shanghai, Pékin et Hong-Kong.

On a commencé à s’unir pour produire des films bénéficiant l’industrie entière, avec une qualité hollywoodienne comme Kung-Fu Hustle de Stephen Chow ou Seven Swords de Tsui Hark.


Ce dynamisme n’est évidemment pas resté sans réponse à l’Ouest et Hollywood a tenté de recruter des acteurs, réalisateurs et techniciens confirmés pour des projets américains. Michelle Yeoh et Zhang Ziyi ont terminé Memoirs of a Geisha à Los Angeles, Gong Li travaille sur une séquelle du Silence des agneaux appelé Lector Variation.

Ce succès et cette qualité de production croissante ont aussi donné suite à des co-productions Est/Ouest et autres deals de distribution avec Columbia Tristar-Asia ou Miramax. En 2000, Ang Lee réalise son Tigre et Dragon, révélant au monde, et avec succès, le premier film de sabre chinois (wuxiapian) « internationale ». Zhang Yimou suivra plus tard avec Hero, puis Le Secret des poignards volants.

Ces films, qui ont rencontré un succès planétaire, prouvent que si goût et passion sont de mise, une histoire typiquement chinoise peut traverser toutes les frontières.

(c) Shanghai Scene
Chief editor: Dave Taylor
November 2005 issue

Monday 31 October 2005

Les pieds dans l'eau, Zhouzhuang, La Venise de l'Orient

Zhouzhuang, « première ville d’eau en Chine », accueille aujourd’hui plus de 2,5 millions de touristes par an alors qu’elle était absente des dépliants touristiques il y a 25 ans.

Il est maintenant commun de lire dans ces dépliants que si l’on veut s’écarter un peu des tumultes de la vie citadine, il y a plusieurs solutions qui s’offrent à nous ; que Zhouzhuang est la plus évidente. Que la ville, à 100 Km de Shanghai, est plus pittoresque que Suzhou et moins urbanisée que Hangzhou. Qu’une peinture, du célèbre peintre chinois, Chen Yifei, offerte à Deng Xiaoping contribua à sa renommée. Que la ville contient plus d’une centaine de cours intérieures, de petits ponts de pierres et de passages voûtés datant des dynasties Yuan, Ming et Qing. Qu’elle est appelée la Venise de l’Orient ; car comparable à la ville des amoureux en Italie elle est tailladée par de nombreux canaux, et les transports s’y font en barques et bateaux à moteur. Qu’on n’a rien vu en Chine si on n’a pas visité Zhouzhuang.

Ce qu’on omet de mentionner, c’est que la ville est un exemple de développement économique et touristique, soutenu par son patrimoine historique et architectural, une situation géographique avantageuse et des ressources exceptionnelles. La ville, connectée au grand canal Beijing-Hangzhou, est comme un lotus sur l’eau belle et fragile à la fois. Pour développer le tourisme et l’industrie tout en gardant un environnement propre, on a marché sur des œufs.

Au milieu des années 1980, une population et une activité touristique toujours plus croissante ont exercé une forte pression sur l’équilibre trop fragile des systèmes aquatiques. Ce qui valu à la ville de perdre sa chance d’être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997. « Une ville d’eau sans eau propre » fut la principale raison de cette déconvenue. Etudes et travaux se succédèrent pour rétablir une qualité d’eau correcte. Pari risqué et difficile à gagner. Il ne fallait ni perturber les habitants et touristes ni toucher aux fragiles constructions centenaires.

Les touristes qui vinrent en nombre dans ce nouveau paradis propre subirent à leur tour une pression commerciale intense. Pour y remédier, l’office du tourisme décida de déplacer 60% des commerces et industries de loisirs hors du centre de la vieille ville.

Non seulement Zhouzhuang a développé son tourisme avec succès, mais a également favorisé une économie capable d’attirer des investissements étrangers. La zone industrielle et scientifique du CGS Kunshan, véritable Silicon Valley, exploite la high-tech. L’aire de loisir de Taishidian étend la zone touristique de la vieille ville sur 6 Km2. Enfin, la zone d’agriculture moderne met en valeur les terres et eaux fertiles.

Zhouzhuang est un lieu historique, une réussite industrielle mais aussi culturelle. Cerise sur le gâteau, c’est aussi la ville du cinéma. 60 films furent tournés dans ce décor naturel. En 2001, le réalisateur hongkongais Yim Ho tourna Pavilion of Women, une histoire d’amour dans la Chine des années 1930, avec Willem Dafoe et Yan Luo.


(c) Shanghai Scene
Chief editor: Adam Bradford
October 2005 issue

Saturday 15 October 2005

La concession française;100 ans d’existence, 60 ans de destruction/reconstruction/rénovation

Après la guerre de l’opium Shanghai est devenue un port stratégique en Chine et en Asie. Les occidentaux y installent des comptoirs et aident au développement du petit port en métropole puissante.
En 1849, la concession française est officiellement établie. Après la révolution de 1911, la seconde guerre mondiale, l’occupation japonaise et la libération par les nationalistes, un traité sino-français scelle la fin de la concession en 1946.
Pendant près d’un siècle, l’enclave française, de concert avec la concession internationale, montrera l’exemple d’une modernisation urbaine, avec des travaux de voirie et d’urbanisme (financés par les fumeries d’opium et salles de jeu). Mais elle contribuera aussi à créer ce style local unique, un mélange d’architecture occidental et chinois.
Que reste-il aujourd’hui de l’ancienne concession ? Un résidu d’histoire, des allées de platanes, des reliques architecturales et des façades art déco ? La concession française était limitée au nord par la Rue Ratard (Julu Lu) au sud par la Route Hervé de Sieyès (Yongjia Lu). La voie principale, Huaihai Zhong Lu (Avenue Joffre) est aujourd’hui une rue commerçante très en vogue tandis qu’Henshan Lu (Avenue Pétain) abrite encore des appartements luxueux.
Au nord, l'ancien Cercle sportif français, Rue du Cardinal Mercier (Maoming Lu), constitue désormais l’entrée du somptueux Hôtel japonais Okura Garden. Dans les années 20, c’est dans ces jardins qu’on jouait à la pétanque. Au lendemain de la révolution le club devint le «palais du peuple».
Un milliardaire de Hongkong, Vincent Lau, rénova un quartier des « shikumen » (maisons construites fin XIXème pour héberger la classe moyenne chinoise dans la concession), et en fit le quartier le plus chic de la ville : Xintiandi, Fuxing Zhong Lu (Rue La Fayette). Désormais remplacé par de vagues répliques de « shikumen », Xintiandi abrite des bars, boutiques et restaurants de luxe.
Les démolitions successives ont échaudé les artistes locaux qui ont toujours connu la « Frenchtown ». Effectivement, la moitié des constructions existantes en 1949, dont 39 bâtiments supposés protégés, furent rasées. Et la destruction continue. Léon Cheng, réalisateur-écrivain, intègre le plus possible à son oeuvre l’architecture de la concession dans un souci de conservation de l’éphémérité du lieu.
Le dernier film de la réalisatrice Peng Xiaolang, Shanghai Story (présenté à Cannes en 2005), fut tourné dans un immeuble du quartier.
Deke Erh, un photographe/journaliste de Shanghai, et l’Américaine Tess Johnston ont publié plusieurs livres sur la vieille ville et la concession française, alertant les pouvoirs publics des dangers d’un manque de rénovation de ce qui n’a pas été détruit. Après avoir obtenu gain de cause, la situation semble être pire : “Shanghai n’est pas encore à même de faire ce type de travail, merci de stopper les rénovations!” proteste Johnston.
Le danger est imminent et tangible, ces artistes ont soufferts directement des destructions et reconstructions à outrance. Deke et Johnston ont déménagé plusieurs fois pour céder la place. Peng a imprimé à jamais sur pellicule les derniers instants de l’immeuble du tournage détruit après la production du film.


(c) Shanghai Scene
Chief editor: Dave Taylor
September 2005 issue

Monday 5 September 2005

Test SLL for Beyondsoft Beijing, March 2005 (English to French)

Translated document:

Cet article fournit un résumé sur l’utilisation de la technologie Secure Sockets Layer (SSL) dans le cadre de l’implémentation et du déploiement de WSUS. [NDT, Cette phrase est en double dans le document original]

Utilisation de Secure Sockets Layer (SSL)
Les mises à jour sont constituées de deux parties: une partie de méta données qui décrit l’utilité de la mise à jour (mise à jour d’informations, ou mise à jour de méta données), et les fichiers pour installer la mise à jour sur un ordinateur (fichiers de mise à jour). Pendant la synchronisation, les deux parties de la mise à jour sont synchronisées avec le serveur WSUS, mais au travers de ports séparés.

Pour la synchronisation avec les serveurs upstream WSUS, vous pouvez utiliser Secure Sockets Layer (SSL) pour sécuriser la mise à jour de la portion méta données de la synchronisation. WSUS peut utiliser Secure Sockets Layer (SSL) pour : -permettre les ordinateurs clients et les serveurs WSUS downstream d’authentifier un serveur WSUS upstream -encrypter les méta données envoyées sur les ordinateurs clients et les serveurs WSUS downstream.

Si le serveur WSUS reçoit directement des mises à jour de méta données de Microsoft Update, il n’est pas nécessaire d’utiliser Secure Sockets Layer (SSL) car Microsoft sécurise la synchronisation pour vous. Pour plus d’informations sur la façon dont Microsoft sécurise la synchronisation de la mise à jour des méta données entre Microsoft Update et les serveurs WSUS, voir http://www.microsoft.com/Deploying Microsoft Windows Server Update Services http://www.microsoft.com}

Vous ne pouvez pas configurer Secure Sockets Layer (SSL) pour mettre à jour une portion de fichier de la synchronisation. Cependant, Microsoft prend en charge pour vous la sécurisation du processus, atténuant le risque d’envoyer des fichiers mis a jour par un canal non encrypté en signant chaque mise à jour. Quand une mise à jour est téléchargée, la signature digitale est vérifiée. Si la mise à jour a été falsifiée, elle n’est pas installée.

Limitations des déploiements de WSUS SSL

Il y a deux facteurs limitants que les administrateurs qui considèrent l’utilisation des déploiements de WSUS SSL doivent connaître :

Sécuriser votre déploiement WSUS avec Secure Sockets Layer (SSL) augmente la charge du serveur. Vous devriez prévoir une perte de performance d’environ 10 pourcents due au coût additionnel d’encryptage de toutes les méta données envoyées sur le réseau. Si vous utilisez un serveur SQL distant, la connexion entre le serveur WSUS et le serveur gérant la base de données n’est pas sécurisée par Secure Sockets Layer (SSL). Si la connexion de la base de données doit être sécurisée, prenez en compte les recommandations suivantes :

-Mettre la base de données sur le serveur WSUS (la configuration du WSUS par défaut) -Mettre le serveur SQL distant et le serveur WSUS sur un réseau privé -Déployer le IPsec (Internet Protocol Security, protocole de sécurité Internet) sur votre réseau pour sécuriser le trafic du réseau

Configuration du SSL pour le WSUS

Pour installer Secure Sockets Layer (SSL), vous devez installer un certificat sur le serveur WSUS, et ensuite configurer les ordinateurs clients (et les serveurs WSUS downstream le cas échéant) pour qu’ils se fient au certificat du serveur. Les procédures pas-à-pas pour l’installation Secure Sockets Layer (SSL) dépassent les limites de l’aide pour le WSUS. Cependant, plusieurs articles sur le sujet sont disponibles. Pour plus d’information et d’instructions quant à l’installation des certificats et l’installation de votre environnement, voir les pages suivantes sur le site Internet de Microsoft :

Source document:

This topic provides an overview of utilizing SSL technology in the WSUS implementation and deployment. This topic provides an overview of utilizing SSL technology in the WSUS implementation and deployment.

Using Secure Sockets Layer (SSL)

Using Secure Sockets Layer (SSL)

Updates consist of two parts: a metadata part that describes what an update is useful for (update information, or update metadata), and the files to install the update on a computer(update files). During synchronization, both parts of the update are synchronized to the WSUS server, but through separate ports.

For synchronization with upstream WSUS servers, you can use Secure Sockets Layer (SSL) protocol to secure the update metadata portion of the synchronization. WSUS can use SSL to:

Enable client computers and downstream WSUS servers to authenticate an upstream WSUS server. Encrypt metadata passed on to client computers and downstream WSUS servers.
If the WSUS server gets update metadata directly from Microsoft Update, it is not necessary to use SSL because Microsoft secures the synchronization for you. For more information about how Microsoft secures update metadata synchronization between Microsoft Update and WSUS servers, see http://www.microsoft.com/Deploying Microsoft Windows Server Update Services http://www.microsoft.com}

You cannot configure SSL for update file portion of the synchronization. However, Microsoft takes care of securing this process for you, mitigating the risk of sending update files over an unencrypted channel by signing each update. When an update is downloaded, the digital signature is checked. If the update has been tampered with, it is not installed.

Limitations of WSUS SSL Deployments

There are two limiting issues that administrators considering WSUS SSL deployments need to know about:

Securing your WSUS deployment with SSL increases the workload of the server. You should plan for about a 10 percent loss of performance because of the additional cost of encrypting all metadata sent over the wire. If you are using remote SQL, the connection between the WSUS server and the server running the database is not secured with SSL. If the database connection must be secured, consider the following recommendations:

Put the database on the WSUS server (the default WSUS configuration). Put the remote SQL server and the WSUS server on a private network. Deploy IPsec on your network to secure network traffic.

Configuring SSL for WSUS

To set up SSL, you must install a certificate on the WSUS server, and then configure client computers (and downstream WSUS servers, if any) to trust the server certificate. The step-by-step procedures for setting up SSL are beyond the scope of WSUS Help. However, several articles on the subject are available. For more information and instructions for installing certificates and setting up your environment, see the following pages on the Microsoft Web site:

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Sunday 14 August 2005

Devdas de Sanjay Leela Bhansali (2002/Inde)

Devdas (Shah Rukh Khan) et Paro (Aishwarya Rai) sont amis d'enfance. Paro se languit de revoir Devdas contraint par son père de partir étudier dix ans en Angleterre. Pourront-ils enfin exprimer leurs sentiments l'un pour l'autre et se marier ? Parler d'un film Bollywood dans ces pages consacrées à Hong Kong peut paraître surprenant. Sans s'étendre sur le sujet, il arrive qu'on retrouve, dans d'autres cinématographies, une idée de cinéma (spectacle, réflexion ou exercice cinématographique) proche de ce qu'a pu fournir le cinéma de HK à une certaine époque. C'est le cas pour Devdas, d'où l'intérêt qu'on lui porte ici.

Devdas rempli son contrat de film à grand spectacle Bollywoodien (glamour, chants et danses, sentiments exacerbés) et fait preuve de raffinements, de subtilités ainsi que d'une grande rigueur. L'esthétisme, la psychologie des personnages, le scénario et les dialogues sont particulièrement soignés.

Il est difficile de parler de Devdas sans recourir aux superlatifs, tant ce film représente un véritable culte du beau. Il y a toujours un plus dans tout ce qui est mis en scène et cadré. Les actrices ont les mains maquillées et ornées de bijoux, elles portent des costumes chamarrés et évoluent dans des décors grandioses sublimés par un éclairage très travaillé. Mais Devdas n'est pas un exercice de style friqué et vain. Les magnifiques décors raffinés, presque baroques, le maquillage, les costumes et accessoires, et la photographie ainsi que certaines idées de mise en scène subliment les personnages et leur histoire. Tous ces éléments participent au spectacle et sont adroitement utilisés pour exprimer des sentiments et des émotions ineffables. Le talent du réalisateur, et de son équipe, est d'avoir mis une débauche de beauté et de splendeur au service de son propos et du parcours des personnages.

L'un des grands atouts du film est ainsi d'échapper aux travers typiques de ce genre de produit. Le réalisateur évite soigneusement de longs tunnels dialogués pour expliquer une histoire ou des sentiments. Il choisit plutôt de les montrer et de les dévoiler en recourrant à tous les éléments visuels (photographie, montage, décors, accessoires…) et sonores propres au médium. Toutes les ressources cinématographiques disponibles sont donc employées au maximum. La photographie est évidemment l'outil à l'efficacité la plus visible. Dans la scène au clair de lune où Devdas découvre le visage de Paro, les deux amoureux sont enrobés par une réflexion mouvante des vitraux colorés sous les rayons lunaires. Celle-ci accentue la révélation magnifique et souligne la comparaison entre la beauté des traits de Paro et de la lune. Le montage à également son importance. La séparation des deux amants est montée en cross cuting ou montage alterné, entre ici un flash back et une scène actuelle. Ce procédé permet de mettre en parallèle les tragédies du passé et du présent et donc démultiplie leur intensité dramatique. Enfin, l'ambiance sonore appuie les effets. Le bruit du tonnerre ou d'un claquement de fouet vient appuyer un moment tragique ou une terrible révélation.

Le fond et la forme vont ainsi se compléter, s'harmoniser et sublimer l'histoire des personnages. Le film prend des allures de conte de fée après le premier tiers. Tout converge alors vers un spectacle d'une intensité et d'une beauté extrême. Lors de la scène à la source entre Devdas et Paro, la lumière de la lune les illumine d'une clarté quasi féerique. Le film entre alors dans une phase plus onirique, en dehors des réalités d'une simple histoire d'amour, et évidemment loin du quotidien indien (lieu et époque demeurent assez flous). Devdas est devenu gentleman tandis que Paro possède tous les atours d'une princesse de contes. Le premier ne peut se soustraire à son déclin malgré toutes ses vertus. Paro, elle, change de statut et évolue dans un environnement qui correspond à ses métamorphoses. D'abord jeune fille qui attend Devdas dans sa chambre, elle prend ensuite des allures de belle au bois dormant orientale au clair de lune. Puis elle acquiert une situation stable d'épouse d'aristocrate et de mère au sein d'un palais grandiose où un plan majestueux lui donne les apparences d'un personnage de peinture assujettie à son environnement et au décorum. Par la suite, sa grandeur, son charisme, le luxe des ses vêtements et bijoux révèlent l'importance de sa situation de maîtresse de maison.

En utilisant tous les moyens mise à disposition, le réalisateur Sanjay Leela Bhansali réussi avec rigueur et sans digression inutile à imprimer sur pellicule le pathos de ses personnages et à redonner ses lettres de noblesse au genre de la comédie mélodramatique indienne. L'histoire d'amour de trois heures ne s'essouffle pas car de nouveaux éléments viennent s'ajouter au récit et maintiennent l'intérêt du spectateur tout en faisant progresser l'intrigue. Ce qui ne veut pas dire que Sanjay Leela Bhansali ne prenne pas son temps pour ménager de purs moments de poésie (avec danses et chants par exemple) ou des instants lyriques (dialogues imagés, poétiques et / ou à plusieurs niveaux de lectures) qui confirme la filiation du film à la littérature. Pour mémoire, le scénario est basé sur un roman classique indien déjà maintes fois porté à l'écran. Devdas est un film populaire, mais qui offre une plus-value indéniable par rapport aux autres films commerciaux Bollywood du genre. Il ne sombre pas dans les écueils faciles du mélo. Le film n'est ni kitch, ni ennuyeux et tout en impliquant le public au divertissement, il évite de prendre le spectateur en otage d'une déferlante de bons sentiments et de débordements lacrymaux (comme le laissait faussement présager le premier quart d'heure). Bref, il titille autant l'affect que l'intellect, il contente autant le goût du beau que le pathos. Ce qui mérite tout de même la plus grande attention.

(c) HKCinemagic.com
Chief editor: Thomas Podvin
Published: 21/04/03
www.HKCinemagic.com

Saturday 13 August 2005

Christopher Doyle's Photographic Journal of Happy Together, A Wong Kar Wai film

de Christopher Doyle. Ed. City Entertainment. Le livre est en vente environ 25 euros chez yesasia.com.

L'album photo/ journal de bord de Christopher Doyle sur le tournage de Happy Together en Argentine déjà édité en 1997 a été réédité en 2003 suite au décès de Leslie Cheung le premier avril de cette année.

Esthétiquement très soigné (couverture carton, photos couleur et pages glacée), ce livre bilingue en anglais et chinois évoque les tribulations de chinois en Argentine, à la recherche d'un film. Outre les commentaires acides et drôles de Doyle, le directeur de la photo attitré de Wong, le livre retrace avec une extrême justesse l'ambiance sur le plateau, les relations et tensions avec l'équipe et les acteurs (Leslie Cheung plus "star" que jamais) et l'inspiration et les méthodes de travail du photographe. D'anecdotes en anecdotes, l'auteur dévoile un Wong Kar Wai quasiment perdu sur le plateau, qui filme et invente au gré des endroits et de l'architecture de la ville, et qui "jamme" avec ses techniciens et acteurs à la recherche de ses personnages et d'une histoire qui ne prendra finalement que tout sont sens au montage. Les photos et textes contribuent également à démystifier le réalisateur et les acteurs en témoignant de situations parfois ordinaires… Et la pauvre Shirley Kwan, coupée au montage, apparaît aussi sur certaines photos au côté de Chang Chen. Bref, recommandé aux fans du film et de Wong Kar Wai. Un niveau d'anglais assez bon est toutefois requis pour comprendre toutes les expressions et les subtilités des histoires de l'Australien Doyle.

(c)HKCinemagic.com
Chief editor: Thomas Podvin
Plublished:08/2003
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Kung Fu Hustle de Steven Chow (2004/Hong-Kong/Chine)

Kung Fu traditionnel + humour de Chow + effets modernes + hommage au cinéma et à la culture chinoise = nouveau chef d’oeuvre du cinéma hongkongais.

Ce qui a fait la faiblesse de beaucoup de films asiatiques ces dernières années était la volonté de conquérir à tout prix les marchés internationaux avec une tendance à gommer son identité propre. Il en résultait des films pour la plupart chèrement produits, vites consommés, et au final fades et creux. Bénéficiant de moyens conséquents en provenance de Chine, de Hong Kong et des USA, et d’une excellente qualité de production, Kung Fu Hustle, la dernière réalisation du comique numéro 1 de HK, Stephen Chow, échappe à cette tendance. Même s'il a un vrai potentiel pour conquérir les marchés occidentaux, Kung Fu Hustle est avant tout un film de kung fu respectant la tradition du genre et qui de plus est accessible à tous. Hommage au cinéma de HK, il est une belle démonstration du meilleur qu'offre cette industrie : le kung fu, la kung Fu comedy et le « molaito ». Voyons dans quelles mesures Kung Fu Hustle engloble ces genres uniques et passionnants.

Le titre original du film annonce la couleur, « Gung Fu », ou Kung Fu en Mandarin, indique qu’il s’agira clairement d’un Kung Fu Pian, un film de Kung Fu. Comment pourrait-il en être autrement avec les maîtres du genre associés au film dans l’équipe technique ou le casting (Sammo Hung, Yuen Woo Ping, Yuen Wah, Tung Chi Hwa, Bruce Leung…) ? Et surtout la référence au genre, Bruce Lee, que Chow admire tant (son ombre plane sur chacun de ses films) et dont il endosse la défroque pour la confrontation finale. Même si Chow aime à dire dans ses interviews qu’il n’imite pas le Petit Dragon par respect et que son costume dans Kung Fu Hustle n’est qu’un habit traditionnel chinois il ressemble fortement à celui de Bruce Lee dans La Fureur de vaincre.

Les films appartenant au genre Kung Fu ont une trame identique : «le héros, vaincu ou humilié par son ennemi ou suite à la perte de son maître ou d’un être cher, apprend une nouvelle technique de combat qui lui permettra de se venger». SPOILERS- Ici, un jeune homme naïf (Chow donc) mais attiré par l’argent et le pouvoir tente de rejoindre un clan de gangsters violents et stupides, le clan des Haches qui sévit dans la région. Pour ce faire il doit éliminer par tous les moyens une bande de maîtres en arts martiaux récalcitrants. Toutes les tentatives sont vaines et notre ami est contraint de délivrer un maître surpuissant et incontrôlable. Chow se retrouve au sein d'une confrontation qui dépasse son entendement et y perd des plumes. Les talents martiaux du jeune benêt s'éveilleront finalement et il se tournera du coté de la vertu martiale et de la cause la plus juste. -FIN SPOILERS Le genre est donc ici respecté à la lettre.

Or donc, si les combats de kung fu sont légions, les gags ne manquent pas. Et ils inscrivent ainsi Kung Fu Hustle au sous-genre de la Kung Fu Comedy. Initiée dans les années 70 par Jackie Chan et Yuen Woo Ping et par Sammo Hung, ce sous-genre avait la caractéristique de contrebalancer les scènes d’action intenses par des gags, plus ou moins réussis, et permettant ainsi d’équilibrer le film entre climax violent et moments de détente. Si à l’époque les gags lourds étaient nombreux et prenaient parfois le pas sur l'action ou trop en décalage avec le ton du film, ici les gags issus du « mo Lai To », sont bien alternés avec les combats.

La comédie « mo lai to » (« n’importe quoi » littéralement), est le genre dans lequel excelle Chow et qui a fait sa réputation auprès du public asiatique très demandeur de ce type d’humour. Si pendant plus d’une décennie, Chow a officié dans le molaito, comprenez gags toutes les minutes et scénario au second plan, « on fait rire le public sur le moment », ici l’animal a su canaliser sa force créatrice et humoristique. Comme à son habitude, il ajoute donc sa marque de fabrique au film, son molaito traditionnel. Des gags scatologiques, des gueules pas possible, un humour décalé, des seconds rôles délirants, des situations cartoonesques (Tex Avery en serait fière) et un héros naïf mais au bon cœur, restent les éléments majeurs de ses films. Mais ici il n’y a pas d’accumulation de gags comme avant, ils s'intègrent dans la construction du récit. Les gags et les combats vont jouer alors un rôle essentiel dans la présentation et l’évolution des protagonistes et la progression du récit.

Les moments comiques sont d’ailleurs en parfait équilibre avec les scènes d’action et créent une atmosphère propre au film, pas excessif dans le n’importe quoi, mais pas extrêmement sérieuse non plus. Le métrage en devient réellement divertissant et surprenant, c'est une sorte de cartoon live ! Donc tout est possible et encore plus aujourd'hui avec les effets spéciaux numériques qui mettent cette folie en image. Chow ne se contente pas de nous resservir du vieux Kung Fu comedy et son moleitau d’antan. Il propose sa vision du genre en en rajeunissant la forme et en lissant les bords rugueux. Il a largement recours aux effets spéciaux. Des trucages proches de ceux de Shaolin Soccer pour amplifier les coups (une boule de feu se transforme en poing gigantesque), ou démontrer la force ou les intentions des combattants (un orage fantasmé évoque la méchanceté profonde d'un adversaire).

Par ailleurs, le métrage délivre un message positif et reste humaniste. Si les films de Bruce Lee montraient la force brute et la vengeance, parfois jusqu'à la folie (voir la névrose du héros de La Fureur de Vaincre), il n’y a pas de loi du talion ni de sadisme ici. La violence du film reste contenue. Certes il y a du sang, des coups portés et les effets de force de frappe sont impressionnants, mais le héros ne s’acharne pas, les méchants se massacrent entre eux ou vaincus, ils se repentent. Bref les vengeances sanglantes et froides ou autres tueries finales inutiles sont absentes.

Bien que le film s’ancre de par son genre et son traitement dans l’imaginaire chinois, il n'est pas imperméable. Chow maîtrise parfaitement son sujet et s’adresse à n’importe quel public. Les bons mots, les croyances et métaphores chinoises sont relativement simples à saisir. On y évoque par exemple la puissance de Bouddha comme force divine invulnérable. En fait le vrai talent de Chow est de ne pas proposer qu’une série de combats mais aussi une vision très personnel et poétique du kung fu ce qui donne lieu à des moments intenses. Ainsi les scènes d’action sont sublimées par des métaphores ou une vision traditionnelle et poétique des choses (une pluie de sabres, la métaphore de la transformation du jeune disciple en maître, de la chenille en papillon).

Kung Fu Hustle reste ancré dans un genre chinois très codifié, et le réalisateur ne perd pas de vue son projet. Si le film est grand public, il n’en reste pas moins très personnel et ambitieux. Il prouve que Chow, un des meilleurs acteurs de HK, peut aussi écrire, produire et réaliser avec rigueur un film chinois non édulcoré, et rencontrer un succès public international des plus mérités.

(c) HKCinemagic.com
Chief editor: Thomas Podvin
Published: 12/27/2004
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