Thursday 24 November 2005
Le cinéma Chinois révélé au monde
By Thomas Podvin, Thursday 24 November 2005 at 07:31 :: Columns - Français - China - Asian Cinema - archives
Cent ans après sa création, le cinéma chinois tire son épingle du jeu
Après cette période tumultueuse pour le septième art, l’Académie Cinématographique de Pékin a ré-ouvert ses portes en 1978 accueillant des étudiants pour la première fois depuis 10 ans. Et quels étudiants ! On compte parmi eux Zhang Yimou et Chen Kaige. Cette promotion est aujourd’hui connue comme la « cinquième génération ».
Ce sont ces réalisateurs qui dans les années 90 ont permis au cinéma chinois de traverser les frontières et de recevoir les récompenses les plus illustres. On pense à ces premiers films montrés à l’Ouest, Adieu, ma concubine de Chen Kaige qui reçu la palme d’or en 1993 à Cannes, ou Épouses et concubines de Zhang Yimou auréolé par la critique internationale.
Cette dernière décennie a en effet était favorable au cinéma chinois et à ses réalisateurs. Sa créativité et réactivité ont attiré bon nombre d’investisseurs d’Asie et d’occident. Ce qui a permis de produire de meilleurs films, plus internationaux et donc de séduire un nombre plus large de spectateurs.
Si les films de Chine continentale sont particulièrement appréciés pour leur peinture judicieuse de la société chinoise, ceux de Hong-Kong attirent le spectateur grâce aux arts martiaux et scènes d’action spectaculaires. Ces films étaient auparavant distribuées dans un nombre de salle restreint, principalement dans les Chinatown, et n’ont jamais réellement atteint une distribution grand public.
La vitalité du cinéma de HongKong a cependant montré des signes d’essoufflement dans les années 1990, et notamment suite à la rétrocession de l’île à la Chine en 1997. Ce qui est surprenant de constater est que cette diminution de la productivité (de 200 films/ans à environ 60 films/an) a eu un impact positif et conséquent sur les relations entre les trois principaux centres cinématographiques, Shanghai, Pékin et Hong-Kong.
On a commencé à s’unir pour produire des films bénéficiant l’industrie entière, avec une qualité hollywoodienne comme Kung-Fu Hustle de Stephen Chow ou Seven Swords de Tsui Hark.
Ce dynamisme n’est évidemment pas resté sans réponse à l’Ouest et Hollywood a tenté de recruter des acteurs, réalisateurs et techniciens confirmés pour des projets américains. Michelle Yeoh et Zhang Ziyi ont terminé Memoirs of a Geisha à Los Angeles, Gong Li travaille sur une séquelle du Silence des agneaux appelé Lector Variation.
Ce succès et cette qualité de production croissante ont aussi donné suite à des co-productions Est/Ouest et autres deals de distribution avec Columbia Tristar-Asia ou Miramax. En 2000, Ang Lee réalise son Tigre et Dragon, révélant au monde, et avec succès, le premier film de sabre chinois (wuxiapian) « internationale ». Zhang Yimou suivra plus tard avec Hero, puis Le Secret des poignards volants.
Ces films, qui ont rencontré un succès planétaire, prouvent que si goût et passion sont de mise, une histoire typiquement chinoise peut traverser toutes les frontières.
(c) Shanghai Scene
Chief editor: Dave Taylor
November 2005 issue

Après cette période tumultueuse pour le septième art, l’Académie Cinématographique de Pékin a ré-ouvert ses portes en 1978 accueillant des étudiants pour la première fois depuis 10 ans. Et quels étudiants ! On compte parmi eux Zhang Yimou et Chen Kaige. Cette promotion est aujourd’hui connue comme la « cinquième génération ».
Ce sont ces réalisateurs qui dans les années 90 ont permis au cinéma chinois de traverser les frontières et de recevoir les récompenses les plus illustres. On pense à ces premiers films montrés à l’Ouest, Adieu, ma concubine de Chen Kaige qui reçu la palme d’or en 1993 à Cannes, ou Épouses et concubines de Zhang Yimou auréolé par la critique internationale.
Cette dernière décennie a en effet était favorable au cinéma chinois et à ses réalisateurs. Sa créativité et réactivité ont attiré bon nombre d’investisseurs d’Asie et d’occident. Ce qui a permis de produire de meilleurs films, plus internationaux et donc de séduire un nombre plus large de spectateurs.
Si les films de Chine continentale sont particulièrement appréciés pour leur peinture judicieuse de la société chinoise, ceux de Hong-Kong attirent le spectateur grâce aux arts martiaux et scènes d’action spectaculaires. Ces films étaient auparavant distribuées dans un nombre de salle restreint, principalement dans les Chinatown, et n’ont jamais réellement atteint une distribution grand public.
La vitalité du cinéma de HongKong a cependant montré des signes d’essoufflement dans les années 1990, et notamment suite à la rétrocession de l’île à la Chine en 1997. Ce qui est surprenant de constater est que cette diminution de la productivité (de 200 films/ans à environ 60 films/an) a eu un impact positif et conséquent sur les relations entre les trois principaux centres cinématographiques, Shanghai, Pékin et Hong-Kong.
On a commencé à s’unir pour produire des films bénéficiant l’industrie entière, avec une qualité hollywoodienne comme Kung-Fu Hustle de Stephen Chow ou Seven Swords de Tsui Hark.

Ce dynamisme n’est évidemment pas resté sans réponse à l’Ouest et Hollywood a tenté de recruter des acteurs, réalisateurs et techniciens confirmés pour des projets américains. Michelle Yeoh et Zhang Ziyi ont terminé Memoirs of a Geisha à Los Angeles, Gong Li travaille sur une séquelle du Silence des agneaux appelé Lector Variation.
Ce succès et cette qualité de production croissante ont aussi donné suite à des co-productions Est/Ouest et autres deals de distribution avec Columbia Tristar-Asia ou Miramax. En 2000, Ang Lee réalise son Tigre et Dragon, révélant au monde, et avec succès, le premier film de sabre chinois (wuxiapian) « internationale ». Zhang Yimou suivra plus tard avec Hero, puis Le Secret des poignards volants.
Ces films, qui ont rencontré un succès planétaire, prouvent que si goût et passion sont de mise, une histoire typiquement chinoise peut traverser toutes les frontières.
(c) Shanghai Scene
Chief editor: Dave Taylor
November 2005 issue



