L’easy listening à la française peut être considéré comme une cure contre l’insomnie, mais Borel transcende le genre de son humour bien Gaulois.
Cet album, sorti chez le label taiwanais High Note Records et mélangeant habilement guitare acoustique, violon et flûte, générera sûrement des fans en Chine. Et pourquoi pas ? Tous ce qui est français semble de plus en plus à la mode ici ces jours-ci. Le ringard aussi. Et c’est vrai que "Oserai-je t'aimer?" surpasse largement la ringardise du très populaire en Chine populaire "Je m'appelle Hélène" d’Hélène Rollès.
Mais pour ceux d’entre vous ne maîtrisant pas la langue de Molière, le romantisme verbal de Borel perd de sa substance. Et c’est bien dommage, car une écoute de près révèle plus que des traits d’esprit ; parfois même les paroles ressemblent à celles de notre génial et regretté Serge Gainsbourg. La voix aussi du collaborateur de Borel, le compositeur Jérémie Lefebvre en backing vocals sur plusieurs titres, rappelle remarquablement Gainsbar. Et Borel de faire preuve sur certaines chansons du même caustique sens de l'humour.
Enfin, l’album contient un titre en anglais, un cover sensuel du « Get Into The Groove » de Madonna chantée avec un bel accent français. Mon dieu !
High Note Records

Version anglaise de l’article publiée dans that’s Shanghai et that’s Guangzhou, Décembre 2005.
La version française n’a pas été publiée.